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Gale : comment l’attrape-t-on et comment la traiter ?

La gale est une maladie contagieuse provoquée par un parasite microscopique. Elle n’est pas liée à un manque d’hygiène et peut toucher tout le monde, quel que soit l’âge.
On estime qu’il y’a entre 350 000 et 400 000 cas par an en France (source : Ouest France). Agir rapidement est indispensable pour éviter que le parasite ne se propage.
Comment attrape-t-on la gale ? Quels sont les traitements efficaces ? Faut-il traiter toute la famille, laver les vêtements et désinfecter la maison ? 
Voici ce qu’il faut faire pour s’en débarrasser et limiter les risques de contamination.

N. B : cet article est donné à titre informatif et ne remplace pas l’avis de votre médecin.

En résumé 

Comment attrape-t-on la gale ?

La gale est provoquée par le Sarcoptes scabiei, un acarien microscopique qui vit dans la couche superficielle de la peau. La femelle y creuse de petits sillons pour pondre ses œufs.

Les situations de proximité suivantes sont particulièrement risquées :

  • entre les membres d’une famille ;
  • au sein d’un couple ;
  • lors de relations sexuelles ;
  • dans certaines collectivités.

Peut-on attraper la gale avec des vêtements ou des draps ?

Oui, mais c’est plus rare. La transmission par les vêtements ou les draps est surtout possible dans les formes sévères de la gale (profuses ou hyperkératosiques), car la personne porte alors beaucoup plus de parasites sur sa peau [2]. 

C’est pour cette raison qu’il faut traiter les personnes et les textiles.

Quels sont les symptômes de la gale ?

Le principal symptôme de la gale est une forte démangeaison, souvent plus intense la nuit. Elle s’accompagne généralement de petites lésions rouges provoquées par le parasite ou par le grattage [3].

Les symptômes apparaissent fréquemment :

  • entre les doigts ;
  • sur les poignets et les coudes ;
  • au niveau des aisselles ;
  • autour du nombril et de la taille ;
  • sur les fesses ;
  • au niveau des organes génitaux.

De petits sillons fins et sinueux peuvent également être visibles sur la peau. Ils correspondent aux galeries creusées par la femelle sarcopte.

A lire aussi : Gale : quels sont les symptômes et comment la reconnaître ?

La gale est-elle contagieuse ?

Oui, la gale est une maladie très contagieuse. Il faut savoir qu’une personne peut transmettre la gale avant l’apparition des premières démangeaisons. Lors d’une première infestation, il existe en effet une période d’incubation généralement comprise entre 4 et 6 semaines, sans symptômes visibles (Source : Organisation Mondiale de la Santé).

Combien de temps la gale est-elle contagieuse ?

Après le début du traitement, il faut éviter les contacts peau à peau pendant 3 jours afin de limiter le risque de transmission. Les démangeaisons peuvent en revanche persister plusieurs semaines, mais elles ne signifient pas forcément que la personne est toujours contagieuse.

Comment traiter la gale ? 

Une gale ne guérit pas toute seule, un traitement sous forme de crème (topique), de comprimé ou les 2 est nécessaire. La prescription des médicaments va dépendre de l’âge du patient, de son état de santé et de la forme de gale. Il est indispensable de traiter aussi les personnes de votre entourage [4].

Les traitements locaux contre la gale

Les traitements locaux sont des médicaments scabicides conçus pour éliminer les sarcoptes (les parasites responsables de la gale).

Selon l’Assurance Maladie, deux produits peuvent notamment être utilisés contre la gale commune :

  • la perméthrine à 5 %, sous forme de crème ;
  • le benzoate de benzyle, sous forme de lotion [4].

La perméthrine à 5 % fait partie des principaux traitements topiques de référence contre la gale [5].
Le produit doit être appliqué soigneusement sur les zones indiquées par le médecin, sans oublier les plis de la peau et les autres endroits où le sarcopte peut se loger. 

Veillez à respecter la prescription médicale et la notice du produit, notamment concernant les zones à traiter, la durée d’application et le renouvellement éventuel du traitement.

Le traitement par voie orale

L’ivermectine est le principal traitement par voie orale pour soigner la gale. Ce médicament antiparasitaire (uniquement délivré sur ordonnance) agit sur le système nerveux du sarcopte afin de l’éliminer.

Le choix entre un traitement local et l’ivermectine dépend notamment de l’âge, du poids, de l’état de santé du patient, de la forme de gale et du nombre de personnes à traiter [4][5].

gobelet avec des médicaments

Faut-il traiter toute la famille ?

Cette précaution est importante, car une personne infestée peut être contagieuse plusieurs semaines avant l’apparition des premiers symptômes. Sans traitement simultané des contacts concernés, le parasite risque donc de circuler à nouveau entre les membres du foyer.

Traiter la gale chez l’enfant ou le nourrisson 

Chez l’enfant, le traitement de la gale doit être adapté à son âge et à son poids. Chez le nourrisson de moins de 2 ans, le médecin détermine notamment le produit à utiliser et sa durée d’application. L’ivermectine par voie orale est quant à elle contre-indiquée chez l’enfant pesant moins de 15 kg [4].

Comme chez l’adulte, la prise en charge ne concerne pas uniquement l’enfant : les personnes ayant eu des contacts rapprochés avec lui doivent être identifiées et traitées simultanément.

Traiter une gale profuse ou croûtée 

La gale profuse et la gale croûteuse (ou hyperkératosique) nécessitent une prise en charge médicale renforcée avec parfois un isolement ou une hospitalisation en chambre individuelle. Ces formes sont beaucoup plus contagieuses que la gale commune en raison du nombre important de parasites présents sur la peau.

Le traitement associe généralement un traitement oral à base d’ivermectine et l’application d’un traitement scabicide sur la peau. Plusieurs prises ou applications peuvent être nécessaires [5].

Comment traiter la gale pendant la grossesse ?

La gale peut être traitée pendant la grossesse, mais le choix du médicament doit être fait par un médecin. Si vous êtes enceinte ou pensez l’être, signalez-le avant de commencer un traitement et évitez toute automédication.

Selon l’Assurance Maladie, le traitement de la gale chez la femme enceinte passe d’abord par l’application locale de perméthrine à 5 % ou de benzoate de benzyle à 10 %, à répéter entre 8 et 14 jours plus tard.

Pendant la grossesse, ne commencez, n’arrêtez et ne modifiez jamais un traitement contre la gale sans l’avis d’un professionnel de santé.

ventre d'une femme enceinte
lave linge

Que faire des vêtements, draps et serviettes ?

En cas de contamination de gale, il faut éliminer les sarcoptes éventuellement présents sur vos textiles.

Lavez en machine à 60 °C le linge susceptible d’avoir été contaminé :

  • vêtements et sous-vêtements ;
  • draps et taies d’oreiller ;
  • couvertures ;
  • serviettes de toilette ;
  • autres textiles récemment utilisés par la personne infestée.

Pour les vêtements et textiles qui ne supportent pas un lavage à 60 °C, vous pouvez les traiter avec des aérosols dédiés ou les placer dans un sac plastique hermétique pendant une semaine [4].

Pour limiter le risque de nouvelle contamination, pensez surtout à traiter les personnes concernées et leur linge au même moment.

A lire aussi : Punaises de lit : comment laver vos vêtements et votre literie ?

Faut-il désinfecter toute la maison ?

Vous pouvez tout de même :

  • passer soigneusement l’aspirateur sur les canapés, fauteuils, tapis et matelas ;
  • nettoyer les surfaces et objets utilisés régulièrement ;
  • éviter de partager le linge de toilette, les vêtements et la literie pendant la période de traitement ;
  • jeter le sac de l’aspirateur après utilisation ou vider et nettoyer son réservoir.

Les précautions sont en revanche plus importantes en cas de gale profuse ou hyperkératosique, car le nombre de parasites présents dans l’environnement peut être beaucoup plus élevé. Dans ce cas, demandez conseil à votre médecin.

homme qui nettoie une table

Combien de temps dure la gale après le traitement ?

Selon la réaction de votre peau, elles peuvent même s’intensifier pendant une à deux semaines après le début du traitement. Continuer à se gratter ne signifie donc pas forcément que le traitement contre la gale a échoué.

Comment savoir si le traitement a fonctionné ?

En principe, les démangeaisons et les lésions disparaissent peu à peu. La guérison de la gale doit toutefois être évaluée dans le temps.

Consultez à nouveau votre médecin si :

  • les démangeaisons ne diminuent pas comme prévu ou s’aggravent durablement ;
  • de nouvelles lésions ou de nouveaux sillons apparaissent ;
  • d’autres personnes du foyer développent des symptômes ;
  • vous pensez avoir été de nouveau exposé à une personne infestée.

En cas de doute, évitez de recommencer un traitement de votre propre initiative. Votre médecin doit déterminer s’il s’agit de démangeaisons persistantes après la guérison, d’un échec du traitement ou d’une recontamination.

Comment éviter une recontamination ?

Avoir eu la gale ne protège pas contre une nouvelle infestation. Il est donc possible d’attraper plusieurs fois la gale, notamment si une personne de votre entourage est toujours porteuse du parasite [6].

Pour limiter le risque de recontamination, trois précautions sont essentielles :

  • traiter simultanément les personnes concernées dans l’entourage, même si certaines ne présentent pas encore de symptômes ;
  • respecter l’intégralité du traitement prescrit, y compris lorsqu’une seconde application ou prise est prévue ;
  • traiter le linge et les textiles au même moment que les personnes infestées afin d’éviter une nouvelle exposition au parasite.

FAQ

Combien de temps la gale est-elle contagieuse ?

Une personne atteinte de gale peut être contagieuse avant même l’apparition des premiers symptômes. Après le début du traitement, l’Assurance Maladie recommande d’éviter les contacts cutanés avec l’entourage pendant 3 jours après la première prise d’un traitement.

Quand peut-on retourner au travail ou à l’école après la gale ?

Pour les enfants et adultes atteints de gale commune, le retour à une vie collective peut se faire entre 24 et 72h après un traitement bien suivi. 

Peut-on dormir avec quelqu’un qui a la gale ?

Il faut éviter tant que la période de contagiosité après le début du traitement n’est pas passée. La gale se transmet par un contact peau à peau prolongé.

Peut-on attraper deux fois la gale ?

Oui. Une première infestation par la gale n’immunise pas contre le parasite. Une personne guérie peut donc être contaminée une nouvelle fois si elle est de nouveau exposée à Sarcoptes scabiei.

Faut-il traiter toute la famille ?

C’est préférable, mais la décision finale revient à votre médecin. 

Références

[1] Organisation mondiale de la Santé. Scabies (Gale). OMS, fiche d’information.

[2] Haut Conseil de la santé publique (HCSP). Survenue de un ou plusieurs cas de gale : conduite à tenir. Novembre 2012

[3] Assurance Maladie. Gale : symptômes, diagnostic et évolution. Ameli.fr, mise à jour le 10 novembre 2025

[4] Assurance Maladie. Traitement et mesures à prendre en cas de gale. Ameli.fr, mise à jour 23 avril 2025.

[5] Uzun S, Durdu M, Micali G et al. Clinical practice guidelines for the diagnosis and treatment of scabies. International Journal of Dermatology, 2024.

[6] Paray A.A., Chandra M., Wani I. et al. Scabies as a Neglected Tropical Disease: A Comprehensive Review of Pathogenesis, Epidemiology, Clinical Manifestations, Diagnosis and Treatment. Yale Journal of Biology and Medicine, 2025.

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Gale : quels sont les symptômes et comment la reconnaître ?

La gale est une maladie contagieuse qui cause des problèmes de peau, principalement des démangeaisons. Elle est provoquée par la présence d’un parasite appelé Sarcoptes scabiei.
Quels sont ses symptômes chez l’adulte et l’enfant ? Les différences avec d’autres maladies cutanées ? Voici comment reconnaître la gale et ses formes existantes. 

N. B : cet article est donné à titre informatif et ne remplace pas l’avis de votre médecin.

En résumé

La gale : une maladie cutanée très contagieuse

vue microscopique du sarcoptes-scabiei

La gale humaine est une maladie cutanée parasitaire provoquée par le Sarcoptes scabiei var. hominis, un parasite microscopique de la famille des acariens. Elle se transmet entre les personnes par un contact prolongé de la peau [1]. C’est pour cette raison que la vie en collectivité favorise la propagation de la gale. Les écoles, crèches, maisons de retraite sont fréquemment touchées. 

En pratique, la femelle parasite creuse de petits sillons dans la couche superficielle de la peau afin d’y pondre ses œufs. Sa présence et ses déjections provoquent une réaction de l’organisme, à l’origine des démangeaisons et des lésions caractéristiques.

Quels sont les premiers symptômes de la gale ?

Le principal symptôme de la gale est une démangeaison intense qui s’accentue la nuit. Ce prurit peut progressivement toucher plusieurs zones du corps et toucher plusieurs personnes d’un même foyer [2] [3].

Des lésions apparaissent également sur la peau : petits boutons rouges, vésicules ou sillons. Certaines sont directement provoquées par le parasite et d’autres résultent du grattage répété et peuvent former des croûtes [2] [3].

À quoi ressemble un début de gale ?

Au début de la gale, le premier signe remarqué est souvent une démangeaison inhabituelle qui devient gênante le soir ou pendant la nuit.

De petits boutons peuvent ensuite apparaître entre les doigts, au niveau des poignets, des coudes ou autour de la taille. Si un proche ou une personne qui vit sous le même toit a les mêmes symptômes, un cas de gale est très probable.

Quelles sont les différentes formes de gale ? 

La gale peut prendre différentes formes selon le nombre de parasites présents et l’étendue des lésions.

  • La gale commune est la forme la plus fréquente. Elle se manifeste principalement par des démangeaisons, souvent plus intenses la nuit, ainsi que par des boutons, des vésicules et parfois des sillons sur la peau.
  • La gale profuse provoque des lésions beaucoup plus nombreuses et étendues sur le corps. Elle est bien plus contagieuse que la gale commune.
  • La gale hyperkératosique, aussi appelée gale croûteuse, est une forme rare très contagieuse. Les zones de peau sont ici épaissies et peuvent former des croûtes qui contiennent un très grand nombre de sarcoptes.

Les formes profuse et hyperkératosique nécessitent une prise en charge médicale rigoureuse, notamment en raison de leur forte contagiosité.

La gale chez le nourrisson

Chez le nourrisson, les lésions peuvent notamment atteindre la paume des mains, la plante des pieds et le visage, contrairement à la présentation habituelle de la gale commune chez l’adulte [2].

Chez le bébé, soyez notamment attentif à :

  • des démangeaisons et une agitation, particulièrement la nuit ;
  • des boutons, vésicules ou autres lésions cutanées ;
  • des lésions sur la paume des mains et la plante des pieds ;
  • une atteinte possible du visage et du cuir chevelu, généralement épargnés chez l’adulte ;
  • des lésions ou nodules au niveau des aisselles et parfois des organes génitaux.

Il y’a un risque de surinfection si votre enfant se gratte trop. N’utilisez pas un traitement contre la gale destiné à un adulte sans avis médical.

À quoi ressemblent les boutons de la gale ?

Attention, il n’existe pas un seul type de bouton caractéristique de la gale. L’aspect des lésions change selon les personnes, la zone du corps atteinte et le grattage.

Sur la peau, vous pouvez notamment observer :

  • de petites papules rouges, légèrement en relief ;
  • de petites vésicules, parfois remplies d’un liquide clair ;
  • des lésions rouges et irritées ;
  • des excoriations, c’est-à-dire de petites plaies superficielles provoquées par le grattage ;
  • des croûtes qui peuvent apparaître lorsque les démangeaisons et le grattage se prolongent.

Ces lésions de gale ne sont pas toujours faciles à identifier et peuvent être confondues avec de l’eczéma ou une irritation. Une photo de gale peut vous aider à repérer certaines ressemblances avec vos lésions, mais elle ne permet pas à elle seule de confirmer le diagnostic. En cas de doute, consultez un médecin.

Comment reconnaître les sillons de la gale ?

Les sillons de la gale sont très caractéristiques de la maladie.

Ils correspondent aux galeries creusées par la femelle sarcopte dans la couche superficielle de la peau pour y pondre ses œufs [2][4].

Où chercher les sillons ?

Regardez en priorité : 

  • entre les doigts,
  • sur la face antérieure des poignets,
  • au niveau des coudes, 
  • au niveau des aisselles,
  • autour du nombril.

Sur quelles parties du corps apparaît la gale ?

Certaines zones sont plus souvent touchées que d’autres, et leur répartition peut varier selon l’âge ou la forme de gale.

Zone du corpsÀ retenir
Mains et doigtsLes espaces entre les doigts, les côtés des doigts et les poignets sont des zones très caractéristiques.
Pieds et chevillesLa plante des pieds est surtout concernée chez le nourrisson et le jeune enfant.
Ventre et tailleLes lésions peuvent apparaître autour du nombril et au niveau de la ceinture.
FessesIl s’agit d’une localisation assez fréquente dans la gale commune.
DosLe dos est généralement épargné chez l’adulte atteint d’une gale commune.
Parties génitalesChez l’homme, les lésions peuvent notamment toucher le pénis et le scrotum.
Chez la femme, les mamelons et aréoles peuvent être touchées.
Visage et cuir cheveluCes zones sont généralement épargnées chez l’adulte, mais peuvent être atteintes chez le nourrisson, le jeune enfant ou dans certaines formes particulières.

La localisation des lésions varie selon l’âge et la forme de gale [2][3].

Peut-on avoir la gale sur le visage ?

Ces zones sont généralement épargnées chez l’adulte, mais peuvent être atteintes chez le nourrisson, le jeune enfant ou chez certaines personnes âgées ou immunodéprimées.

Des boutons sur le visage ne suffisent donc pas, à eux seuls, à évoquer un début de gale.

Gale : quelle est la durée des symptômes ?

Lors d’une première infestation, les symptômes de la gale n’apparaissent pas immédiatement. La période d’incubation est en moyenne de trois semaines, mais peut varier de 1 à 6 semaines. En cas de réinfestation, elle peut être réduite à 1 à 3 jours [2].

Une fois le traitement commencé, les parasites sont éliminés, mais les démangeaisons ne disparaissent pas forcément tout de suite.

Consultez de nouveau votre médecin si les symptômes persistent, s’aggravent ou si de nouvelles lésions ou de nouveaux sillons apparaissent. Il pourra vérifier s’il s’agit d’une réaction cutanée persistante, d’un échec du traitement ou d’une nouvelle contamination.

Gale ou autre problème de peau : comment faire la différence ? 

Avoir des boutons qui démangent ne signifie pas forcément que vous avez la gale. L’eczéma, certaines piqûres d’insectes, les allergies ou encore les mycoses peuvent provoquer des symptômes similaires. Il faut prendre en compte d’autres indices comme les démangeaisons nocturnes, la localisation des boutons, la présence de sillons et éventuels cas de gale dans l’entourage.

Problème de peauComment le différencier de la gale ?
EczémaPlaques rouges, sèches, squameuses ou parfois suintantes. Les sillons caractéristiques de la gale sont absents.
Piqûres de punaises de litBoutons souvent groupés ou alignés, principalement sur les parties du corps découvertes pendant le sommeil.
Réaction allergiqueLésions d’aspect variable pouvant apparaître rapidement après le contact ou l’exposition à une substance allergisante.
MycoseLésions souvent bien délimitées, parfois arrondies, avec un aspect qui varie selon le type de mycose et la zone touchée.
Irritation cutanéeRougeurs et démangeaisons souvent concentrées sur la zone ayant été exposée à un produit irritant, à des frottements ou à un autre facteur déclenchant.

Comment le médecin diagnostique la gale ?

Lors d’un premier examen clinique, le médecin observe l’aspect et la localisation des lésions et recherche des signes caractéristiques comme les sillons. Il vous interroge également sur vos démangeaisons, notamment la nuit, et sur d’éventuels cas dans votre entourage.

En cas de doute, il peut utiliser un dermatoscope, un appareil qui permet d’examiner la peau avec un fort grossissement et de repérer plus facilement le sarcopte au niveau d’un sillon. Les critères internationaux IACS distinguent plusieurs niveaux de certitude diagnostique. La visualisation directe du sarcopte ou de ses produits permet notamment d’établir un diagnostic confirmé [4].

Un prélèvement cutané peut également être réalisé. L’échantillon est ensuite examiné au microscope afin de rechercher le parasite, ses œufs ou ses déjections.

La plupart du temps, les symptômes et l’examen de la peau permettent au médecin d’établir le diagnostic. 

A lire aussi : Les traitements contre la gale

FAQ 

Quelle maladie peut-on confondre avec la gale ?

La gale peut être confondue avec l’eczéma, une réaction allergique, une mycose, une irritation cutanée ou certaines piqûres d’insectes, notamment celles des punaises de lit. 

Quels sont les symptômes de la gale chez un bébé ?

Chez le bébé, la gale peut provoquer des démangeaisons, une agitation, des boutons, des vésicules et des lésions de grattage. Contrairement à l’adulte, les lésions peuvent toucher la paume des mains, la plante des pieds, le visage et le cuir chevelu.

La gale est-elle visible à l’œil nu ?

Le parasite responsable de la gale est microscopique. Ce sont surtout ses conséquences sur la peau que l’on peut voir : sillons, papules, vésicules et lésions provoquées par le grattage.

Les boutons de gale apparaissent ils immédiatement ?

Non. Lors d’une première infestation, les symptômes apparaissent généralement plusieurs semaines après la contamination. En cas de réinfestation, ils peuvent apparaître beaucoup plus rapidement.

Peut-on avoir la gale sans beaucoup de boutons ?

Oui. Une personne peut présenter peu de lésions visibles tout en souffrant de fortes démangeaisons, notamment la nuit. Le nombre de boutons ne permet donc pas, à lui seul, d’écarter ou de confirmer une gale.

Les démangeaisons sont-elles toujours présentes ?

Les démangeaisons sont très fréquentes dans la gale commune, avec une intensité généralement plus importante la nuit. Leur intensité peut toutefois varier selon la personne, son âge et la forme de gale.

Quelles sont les différentes formes de gale ?

Les principales formes sont la gale commune, la plus fréquente, la gale profuse et la gale hyperkératosique (aussi appelée gale croûteuse), une forme rare et particulièrement contagieuse.

Références

[1] Haut Conseil de la santé publique (HCSP). Survenue de un ou plusieurs cas de gale : conduite à tenir. Novembre 2012.

[2] Assurance Maladie. Gale : symptômes, diagnostic et évolution. Ameli.fr. Mise à jour : 10 novembre 2025.

[3] Paray A.A., Chandra M., Wani I. Scabies as a Neglected Tropical Disease: A Comprehensive Review of Pathogenesis, Epidemiology, Clinical Manifestations, Diagnosis and Treatment. Yale Journal of Biology and Medicine, 2025.

[4] Engelman D, Yoshizumi J, Hay R.J. The 2020 International Alliance for the Control of Scabies Consensus Criteria for the Diagnosis of Scabies. British Journal of Dermatology, 2020.